Revenu de Solidarité Active (RSA)

Fondation Copernic

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Allocation créée par la loi d’août 2007, en lieu et place du RMI. Il accompagne la politique des bas salaires et laisse s’enfoncer dans l’exclusion celles et ceux qui sont les plus éloigné-es de l’emploi.

Présenté par l’équipe Sarkozy comme la grande réforme sociale du quinquennat, le RSA est la concrétisation de la « solidarité active » prônée par la droite. Il s’agit d’une allocation sociale minimale et strictement conditionnée – d’abord à l’acceptation d’offres « raisonnables » d’emploi, bientôt à des heures de travail obligatoire.

En France métropolitaine, en septembre 2010, 1,8 million de foyers le touchent alors qu’il devait être près du double au moment du lancement du dispositif en 2009. Comment expliquer un tel différentiel ? Sous-information, difficulté à comprendre et à compléter des dossiers par ailleurs très intrusifs dans la vie privée, sous-effectif des agents de Pôle Emploi et des divers services sociaux sans oublier la grande complexité du dispositif. Il existe en effet plusieurs types de RSA : celui de la « relégation-exclusion » et celui « recyclable ».

Le premier est le « RSA socle » (450 euros par mois). Il rem- place le RMI (revenu minimum d’insertion) et l’API (allocation de parent isolé). Il est versé aux demandeurs d’emploi, en prenant en compte la situation familiale et l’ensemble des revenus de la famille. Les 25-34 ans sont sur représentés, comptant pour 35 % des allocataires. Ainsi, pour eux, le pas- sage du RMI au RSA n’a-t-il absolument rien changé pour eux alors que les pauvres sont de plus en plus pauvres. En effet, le montant des minima sociaux se dégrade par rapport au seuil de pauvreté. Le montant du RMI est passé de 70 % de ce seuil en 1995, à 60 % en 2005.

Ensuite, le « RSA complément de revenu » est attribué aux travailleurs pauvres, en complément de leur revenu qu’il améliore d’environ 20%. 460 000 foyers en bénéficient, soit trois fois moins que le nombre de bénéficiaires prévus à l’origine alors qu’il s’agissait du premier objectif du dispositif.

Enfin, le « RSA jeunes » s’adresse aux personnes âgées de moins de 25 ans. À retardement, le gouvernement a créé cette allocation dont les conditions d’accès sont extrême- ment restrictives1) – les plus dures d’Europe. Résultat : seuls 5024 jeunes le touchent à la fin novembre 2010. Or, plus de 20 % des 18-24 ans vivent aujourd’hui sous le seuil de pauvreté (795 euros). À eux seuls, les jeunes représentent la moitié des pauvres en France, selon le rapport 2011 de l’Observatoire des inégalités…

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1) Avoir travaillé deux ans sur les trois dernières années.
 
 
notes/bilan/pages/travail/revenu_de_solidarite_active.txt · Dernière modification: 2012/02/21 13:56 (modification externe)
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