Jeunes

Fondation Copernic

casse_coper_.jpg

 

Partie de la population particulièrement stigmatisée et précarisée sous ce quinquennat.

En 2007, l’équipe Sarkozy se fixe comme objectif le plein emploi, autrement dit un taux de chômage, y compris des jeunes, ne dépassant pas 4 %.

Or, de début 2008 à 2009, le taux de chômage de ces derniers a bondi de 13 % à 17 %, soit un niveau jamais atteint depuis 1975. Bien sûr, la crise est passée par là ; mais elle n’est pas le seul facteur expliquant pourquoi les jeunes ont ainsi été frappés par le chômage. La politique de l’équipe Sarkozy est, en effet, directement en cause.

Entre 2000 et 2010, suite à la réforme des retraites de 1993 et 2003, les salariés plus âgés ont été plus nombreux à rester sur le marché du travail. L’écart entre le taux de chômage des jeunes et celui de l’ensemble des actifs s’est, dès lors, fortement accru. En 2009 et 2010, cet écart est supérieur à celui constaté au cours des trente-cinq années précédentes. Ainsi, en 1996, alors que le taux de chômage général est nettement plus élevé qu’en 2010, celui des jeunes est resté inférieur.

Premières victimes du chômage, les jeunes sont également ceux dont la « qualité » des emplois est la plus faible. En 2010, un à quatre ans après la fin des études, 13 % des jeunes filles et 7 % des jeunes hommes qui travaillent sont en situation de sous-emploi (temps partiel subi, chômage partiel…) et un sur trois est en contrat à durée limitée (CDD, intérim).

Dans ce contexte général très dur, c’est la situation de celles et ceux qui sortent du système scolaire avec peu ou pas de diplôme qui est de loin la plus préoccupante. En 2010, un à quatre ans après la fin de leurs études, 44 % des jeunes actifs sans diplôme ou titulaires d’un simple brevet des col- lèges sont au chômage, contre seulement un jeune diplômé du supérieur sur dix.

Au total, sous ce quinquennat, les jeunes auront ainsi payé une lourde double peine : plus souvent au chômage et sur des jobs mal payés et sans avenir ; moins souvent aidés. Le rapport 2011 du Secours catholique l’illustre tristement : 12 % des bénéficiaires de ses aides sont des jeunes âgées de 18 à 25 ans, quand ces derniers ne représentent que 10 % de la population française. Un tiers des jeunes secourus est sans ressource ; 40 % sont au chômage, soit une hausse de sept points en dix ans. Pour la première fois, la proportion des jeunes concernés ayant un niveau d’études supérieures est plus importante que celle des jeunes n’ayant pas dépassé le primaire (respectivement 40 % et 37 %).

Voir

Adhérer à la Fondation Copernic, pour quoi faire ?

L’indépendance de son analyse, dont dépend la force de la critique, est conditionnée par l’autonomie financière de la Fondation Copernic. Pour produire et diffuser une expertise en rupture avec la doxa néolibérale, monter et mener mobilisations et campagnes, et ainsi peser dans le débat public en rendant visibles et audibles des politiques alternatives, la Fondation Copernic, qui n’existe que par ses adhérents, a besoin de vous et de votre soutien.

 
 
 
notes/bilan/pages/travail/jeunes.txt · Dernière modification: 2012/02/21 13:56 (modification externe)
Recent changes RSS feed Creative Commons License Valid XHTML 1.0 Valid CSS Driven by DokuWiki
Drupal Garland Theme for Dokuwiki