Gandrange

Fondation Copernic

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Un des derniers sites sidérurgiques laissés à l’agonie par l’équipe Sarkozy.

Le 16 janvier 2008, l’annonce de la fermeture de l’aciérie de Gandrange, appartenant au groupe Arcelor-Mittal, implique la suppression de 575 emplois. Le 4 février, Nicolas Sarkozy se rend sur le site pour annoncer une intervention de l’État : « l’État préfère investir pour moderniser le site plutôt que de payer de l’argent pour accompagner des gens soit en pré- retraite, soit au chômage […]. Nous sommes prêts à mettre de l’argent pour faire des investissements, qui auraient dû être faits depuis longtemps ! » Il faudrait 20 millions d’euros pour relancer l’usine. Théoriquement facile pour Mittal, un groupe qui dégage 8 milliards d’euros de bénéfice cette année-là. Quant à la promesse de Nicolas Sarkozy, elle se heurte aux règles de l’Union européenne qui interdisent ce type d’aide. Ce qui ne l’empêchera pas de conclure par un : « Je reviendrai dans l’usine pour annoncer la solution qu’on aura trouvée », gravé dans la mémoire des sidérurgistes. Encore une fois, les promesses se multiplient : centrales électriques, centre de formation, reclassement sur d’autres sites, etc.

Or, un mois plus tard, l’aciérie ferme ses portes ; le laminoir à billettes s’arrête en fin d’année 2011. Au total, 1 200 emplois, directs et indirects, sont perdus dans la région. Seuls 43 salariés de Gandrange ont été mutés sur d’autres sites du groupe, au Luxembourg ou à Florange. D’autres sont partis en retraite ou bénéficient d’un temps partiel de fin de carrière. Une petite centaine de personnes a été reclassée à Gandrange même, sur le seul laminoir qui subsiste. Des mesures de chômage partiel frappent le site et celui de Florange, où l’un des deux hauts-fourneaux est à l’arrêt. Après le « coup de massue » de Gandrange, la crise risque de signer l’arrêt de mort de la sidérurgie en Lorraine.

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notes/bilan/pages/travail/gandrange.txt · Dernière modification: 2012/02/21 13:56 (modification externe)
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