Contis (les)

Fondation Copernic

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Nom des 1 600 salariés français et allemands qui ont résisté jusqu’au bout contre la fermeture injuste, car infondée économiquement, de leurs usines, en avril 2009. Cette décision de Continental illustre, à la fois, l’absurdité et les ravages du capitalisme financier, au nom du « toujours plus de profit », mais aussi la solidarité et la volonté des travailleurs de ne rien lâcher.

Peu après que le syndicat CFDT ait fait des concessions considérables pour maintenir les emplois à l’usine de Clairoix jusqu’en 2012, la direction de Continental fait savoir que le site doit fermer. La raison invoquée ? Un site enregistrant des coûts qui seraient les plus élevés d’Europe, auxquels le groupe ne pourrait faire face, malgré un bénéfice net de 27 millions d’euros en 2008. Les conséquences ? 1 100 suppressions d’emplois directs, et deux à trois fois plus d’indirects.

Refusant de subir, les salariés se battent pied à pied, utilisent l’arsenal juridique. Acculés, délaissés par l’équipe Sarkozy décidée à ne rien faire, méprisés par la direction de Continental, les salariés explosent le

21 avril 2009, quand le tribunal de Sarreguemines rejette leur demande d’annulation du projet de fermeture de l’usine. C’est ce coup de colère qui s’exprime contre la sous-préfecture et le poste d’accueil de l’usine et qui oblige, enfin, l’État à mettre en place une négociation tripartite (préfet, direction, salariés). Ces derniers obtiennent des indemnités et des conditions de licenciement largement plus favorables à ce que pré- voit la législation. Mais c’était sans compter la Direction de Continental et le gouvernement qui feront preuve par la suite d’un acharnement judiciaire sans précédent.

Au final, seuls les salariés auront été jugés et condamnés, alors que Luc Chatel, secrétaire d’État à l’Industrie, avait pourtant promis, au début du conflit, que « les dirigeants auraient à justifier devant les tribunaux de la motivation de tels licenciements ». Le groupe Continental, lui, continue son chantage, en toute impunité : en février 2011, il a imposé des conditions salariales draconiennes à plusieurs de ses usines européennes, dont celles de Toulouse, Foix et Boussens…

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notes/bilan/pages/travail/contis_les.txt · Dernière modification: 2012/02/21 13:56 (modification externe)
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