Compétitivité

Fondation Copernic

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Impératif selon lequel les salaires et les cotisations socia- les devraient être revus constamment à la baisse.

Dès le début des cinq années de pouvoir de l’équipe Sarkozy, la compétitivité a été un thème récurrent ayant pour fonction de justifier toutes les régressions sociales : la casse du Code du travail, de la retraite par répartition, le démantè- lement des 35 heures…Les 71 « pôles de compétitivité », créés en 2004 sous le gouverne- ment Raffarin (alors que Nicolas Sarkozy était ministre de l’Economie et des Finances) – soit-disant pour lutter contre les délocalisations, ont vu, en juin 2008, leur reconduction pour trois ans pour un coût de 1,5 milliard d’euros. À cette occasion, le Premier ministre François Fillon a exprimé la philosophie du projet : « L’innovation, c’est la rencontre de trois acteurs : les universités, les organismes publics de recherche et les entreprises. Et le rôle des pouvoirs publics, c’est de faciliter cette synergie. » Traduire : faciliter la subordination de l’Université et de la recherche publique à l’entreprise… Quant à la logique de guerre commerciale prônée au plan international, elle doit s’appliquer sur tout le territoire, dans une généralisation de la concurrence de tous contre tous.

Toujours selon François Fillon, « les pôles de compétitivité ne peuvent fonctionner que si l’on accepte qu’il y ait des réussites et des échecs». Les salariés concernés par les « échecs » apprécieront…

Autre version de l’antienne de la compétitivité : en février 2011, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont lancé dans le cadre d’un Conseil européen (initialement destiné à l’énergie et l’innovation) leur projet de « pacte de compé- titivité » pour les pays de la zone euro, appelé « Pacte euro plus ». L’objectif était de donner des gages accrus aux mar- chés financiers. Pour y arriver, Berlin et Paris ont mis en avant l’objectif d’une plus grande convergence des politi- ques nationales en matière fiscale et budgétaire. On trouve là le point de départ du projet d’interdire les déficits publics, en l’inscrivant dans le marbre des Constitutions nationales (la fameuse « règle d’or »), la suppression des indexations des salaires selon l’inflation, et l’ajustement des systèmes de retraites sur l’évolution démographique. Compétitivité et austérité pour les peuples marchent de concert…

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notes/bilan/pages/travail/competitivite.txt · Dernière modification: 2012/02/21 13:56 (modification externe)
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