Accidentée du travail

Fondation Copernic

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Se dit d’une personne victime du travail et désormais taxée pour cette raison. Elles sont plus de 651 000, en 2009. 538 en sont mortes. Le travail tue en toute impunité en France, et encore plus quand les durées du travail s’allongent sur la journée, la semaine, la vie.

Sur la période 2002-2004, en moyenne, chaque année, 1 330 personnes ont été victimes d’un accident mortel. 87 % étaient des hommes et 13 % des femmes. En chiffres absolus, les accidents mortels liés au travail ont touché surtout la construction, l’industrie et les transports. Relativement à la population occupée, c’est le secteur de l’agriculture, de la pêche et de la sylviculture qui présente le plus fort taux d’accidents mortels.

Les manutentions manuelles représentent un tiers des accidents avec arrêt ; la moitié étant qualifiée en « autres accidents » ou non classés : malaises, AVC, infarctus du myocarde qui touchent des travailleurs relativement plus âgés. On sait par ailleurs qu’il y a en France 150 000 accidents cardiaques et 100 000 accidents vasculaires, dont l’estimation du professeur Grimaldi est « qu’entre un tiers et la moitié ont un lien avec le travail ».

Au-delà des accidents, se pose également le problème grave des maladies professionnelles, qui ont augmenté de près de 9 % entre 2008 et 2009 (49 341 personnes). Elles restent pourtant sous-évaluées de 70 %, selon un rapport officiel. Les plus récurrentes sont les affections péri-articulaires, celles liées à l’amiante, les lombalgies. Les cancers d‘origine professionnelle, soit environ 10 % des cancers, sont largement sous-estimés, avec seulement 1 830 cas reconnus en 2009. De surcroît, ils seraient près de 400 à se suicider chaque année, à cause du travail.

Or, et c’est bien là le véritable scandale, les victimes de ces accidents et maladies comptent parmi les plus mal indemnisées, les réparations étant largement inférieures à celles des accidentés de la route, par exemple. Il faut croire que pour l’équipe Sarkozy, c’était encore trop puisqu’en 2008 elle décide d’imposer leurs indemnités journalières au nom de la réduction des niches fiscales. Gain : 150 millions d’euros. Et comme si cela n’était toujours pas suffisant, en 2011, l’équipe Sarkozy décide d’abaisser le montant maximal des indemnités journalières versées aux 25 % de salariés du privé malades qui touchent plus de 2 450 euros brut par mois (environ 1 960 euros net).

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notes/bilan/pages/travail/accidente_e_du_travail.txt · Dernière modification: 2012/02/21 13:56 (modification externe)
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