Poste

Fondation Copernic

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Un des plus anciens services publics privatisé en 2009 par l’équipe Sarkozy.

Lors de sa campagne électorale, Nicolas Sarkozy n’avait à aucun moment évoqué un éventuel changement de statut de La Poste. Pourtant, il ne s’est pas retenu d’y toucher, en méprisant ostensiblement l’énorme mobilisation populaire. Il y a eu plus de 2 millions de citoyens pour réclamer l’organisation d’un référendum sur le devenir du service public postal, à l’occasion de la votation citoyenne du 5 octobre 2009, réponse à l’impossibilité pour le mouvement social d’avoir recours au référendum d’initiative populaire, pourtant prévu dans la réforme constitutionnelle du 21 juillet 2008, mais dont le décret d’application n’est jamais paru. Au final, le bilan de ce quinquennat est désastreux, tant pour les postiers que pour les usagers. La nouvelle priorité de La Banque postale, réputée pour être la banque du plus grand nombre, devient la gestion patri- moniale. On croit rêver… Il s’agit également pour elle de jouer le rôle de pompier au secours de Dexia, avec des conséquences aujourd’hui inconnues. Pour le personnel, la situation s’apparente chaque jour un peu plus à celle de leurs collègues de France Télécom. Pour les usagers, les délais d’acheminement du courrier deviennent aléatoires et trouver un bureau de poste ouvert, en particulier en zone rurale, mais aussi dans les quartiers populaires, relève de plus en plus d’un parcours du combattant, la réduction des horaires d’ouverture aggravant une situation dégradée par la fermeture de plus de 5 000 bureaux de poste.

Cette situation vient, hélas, infirmer la théorie des partisans de la libéralisation des services publics, qui affirme que la déréglementation se fait au bénéfice des consommateurs. Ce qui nous attend avec le courrier, c’est ce que nous avons vécu avec l’électricité, soit des prix plus importants pour un service de moins bonne qualité. Alors que le groupe EDF a dégagé

4 milliards d’euros de résultats net en 2009, les tarifs augmentent de 7 %, quelques mois plus tard. Pour quoi ? Pour financer le rachat d’entreprises étrangères, les dépenses de communication, augmenter l’attractivité et les profits boursiers… On en arrive à une situation dans laquelle les consommateurs paient pour financer une libéralisation qui les pénalise !

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notes/bilan/pages/services_publics/poste.txt · Dernière modification: 2012/02/21 13:56 (modification externe)
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