Naming

Fondation Copernic

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Pratique encouragée par l’équipe Sarkozy consistant à donner le nom d’une entreprise à un équipement sportif, en contrepartie d’un investissement privé, total ou partiel, permettant la construction de celui-ci.

En 2007, Le Mans est la première ville à vendre le nom de son stade à une société d’assurance pour 10 millions d’euros. Finis les stades Léo Lagrange ou Auguste Delaune, fini le patrimoine historique des villes, voici venu le temps du stade « MMA». Mais pas sans tracas. L’investissement privé suppose rentabilité. Dans le sport, cela signifie des résultats et des stades centrés sur des activités financièrement juteuses.

Comment des collectivités locales peuvent-elles ainsi céder aux appels de la finance privée ? Tout simplement parce qu’el- les n’ont plus les ressources suffisantes pour fonctionner et de moins en moins à investir. Après la suppression de leur première ressource : la taxe professionnelle, le gel puis la baisse des dotations d’État, la remise en cause des financements mutualisés entre collectivités, le désengagement financier de l’État, les collectivités n’ont plus les moyens de financer seules des stades dont les contraintes imposées par les instances sportives internationales ne cessent de croître.

Dès le début, l’équipe Sarkozy incite au recours à ce mode de financement. La cotation en bourse des clubs est autorisée, comme la possibilité d’octroyer des subventions publiques à un opérateur privé et de contourner le juge administratif en cas de litige (mars 2011). Dès lors, les projets de stades et de grandes salles – les salles «ARENA» – fleurissent, dès lors, partout en France. Près d’une dizaine de projets en Ile-de-France, alors que « le marché » ne permet pas de rentabiliser leur gestion. Mais qu’importe, on aura des stades sans public et le privé se retournera vers les pouvoirs publics pour leur demander des rentes d’équilibre !

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notes/bilan/pages/services_publics/naming.txt · Dernière modification: 2012/02/21 13:56 (modification externe)
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