Enseignants

Fondation Copernic

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Salariés de moins en moins fonctionnaires et de plus en plus précarisés.

L’équipe Sarkozy a déclaré la guerre au service public de l’Éducation nationale. Les conséquences sont douloureuses pour les personnels enseignants mais aussi administratifs, techniciens, ouvriers de service…

La décision de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant en retraite s’est traduite par la suppression de 165 437 postes depuis 2003, soit 14,4 % des effectifs, dont 66 000 entre 2007 et 2011.

Le ministère a commencé par traquer ceux qui ne correspondaient pas à des classes, au détriment des remplacements ; puis il s’est attaqué aux postes autour de l’enseignement, altérant ainsi le collectif qui permet aux équipes éducatives de travailler. Ensuite est venu le temps de la disparition des réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté, les Rased. En difficulté, ces élèves peuvent le rester. On ne prête qu’aux riches.

Le ministère a encore écorné le temps d’enseignement dans certaines matières ou, plus simplement, fermé des classes. Adieu l’école du village, bienvenue aux classes pléthoriques… Enfin, pour pallier ces suppressions de postes, on recrute des précaires jusqu’à faire appel à Pôle Emploi !

Pour compléter le champ de ruines, l’équipe Sarkozy s’est aussi attaquée à la formation initiale des enseignants, la formation continue étant et restant quasi inexistante. Sous couvert de recruter les enseignants au niveau master – ce qu’ils étaient déjà de fait, puisque titularisés, au mieux, cinq ans après le bac – on supprime l’année de stage rémunéré en tant que fonctionnaire stagiaire après concours, et une annuité pour la retraite. Afin de compenser à moindre coût les suppressions de poste dans la fonction publique, les nouveaux stagiaires exercent désormais directement à temps plein au lieu d’un tiers de temps , sans bénéficier de formation puisque les instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM) sont supprimés. Mais qu’ils se rassurent, surtout ceux qui exercent dans les quartiers relevant de l’éducation prioritaire, désormais, ils sont encadrés au plus près par des chefs d’établissement transformés en patrons, décidant de leur personnel (recrutement, missions, temps de travail) comme de l’organisation des enseignements (horaires, programmes). Bref, cette politique tend à rendre impossible le métier d’enseignant. Elle a un nom : le mépris !

Voir Fondation Copernic, L’Éducation nationale en danger, Syllepse, 2011

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notes/bilan/pages/services_publics/enseignants.txt · Dernière modification: 2012/02/21 13:56 (modification externe)
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