Rigueur

Fondation Copernic

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Nom donné aux politiques antisociales qui consistent à faire payer par les plus pauvres les crises économiques causées par les plus riches.

« Le plan de rigueur n’existe pas et n’existera pas », martèle le Premier ministre François Fillon en mai 2010. Depuis, trois plans de rigueur ont été mis en place, toujours justifiés de la même manière : la France ne pourrait plus se permettre « de vivre au-dessus de ses moyens», tout le monde devrait « faire des sacrifices pour éviter la faillite »…Pour respecter son engagement d’atteindre la barre des 4,5 % de déficit public l’an prochain, le gouvernement est prêt à tout. Sauf à réduire les privilèges fiscaux des plus riches.

Après un premier plan d’austérité adopté en mai 2010 qui impose le gel des dépenses publiques pour les trois années suivantes, un second surprend les Français en août 2011 : hausse de la taxation des contrats d’assurance-maladie complémentaires, ainsi que des sodas, des boissons alcoolisées… Les promesses sur le pouvoir d’achat semblent désormais bien lointaines.

En novembre 2011, l’équipe Sarkozy enfonce le clou avec un nouveau plan de rigueur redoutable pour les classes populaires : durcissement de l’indemnisation des arrêts de travail, accélération de la réforme des retraites (pourtant déjà la plus brutale d’Europe), diminution de l’allocation logement, des allocations familiales et de rentrée scolaire (désormais revalorisées selon la croissance et non plus en fonction de l’inflation), hausse du taux réduit de la TVA de 5,5 % à 7 % (sauf pour l’alimentation, l’électricité et le gaz)…La liste des mesures antisociales ne cesse de s’allonger, pour un gain total de 7 milliards d’euros s’ajoutant aux 11 milliards d’euros du plan précédent.

Pendant ce temps-là, l’État perd 2 milliards d’euros avec sa réforme de l’impôt sur les grandes fortunes (ISF), refuse d’augmenter réellement la taxation du capital et maintient la niche Copé qui rapporte 8 milliards d’euros aux grandes entreprises.

François Fillon annonce : le prochain budget sera le plus rigoureux depuis 1945. Or, à cette époque, le gouvernement a pourtant créé la sécurité sociale, nationalisé les grands secteurs de l’énergie et les grandes banques, institué les comités d’entreprises… C’est qu’à l’époque la rigueur était subie par les plus forts pour protéger les plus faibles.

Voir Appel de Thorens-Glières, 14 mai 2011

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notes/bilan/pages/pouvoir_d_achat/rigueur.txt · Dernière modification: 2012/02/21 13:56 (modification externe)
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