Allocations

Fondation Copernic

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Prestations sociales stigmatisées et réduites par l’équipe Sarkozy. Qu’importe si les allocations sont bien souvent le dernier filet de sécurité pour bon nombre de familles modestes et populaires, les premières victimes de la crise et des plans de rigueur ; ou encore si les fraudes fiscales et patronales représentent un montant quatre à cinq fois supérieur à celui des fraudes sociales.

2008. En pleine crise financière et économique, l’équipe Sarkozy s’engage à aider les quelques mois plus tôt, avaient été revues à la baisse, les bonifications accordées pour les adolescents n’étant plus versées dès les 11 ans mais après 14 ans pour économiser 138 millions d’euros sur le dos des 4,5 millions de familles bénéficiaires. Et après ? Rien. Représentant une dépense de près de 12 milliards d’euros par an, l’équipe Français. Elle décide le versement anticipé des allocations familiales. Les mêmes qui, Sarkozy estime que cela est déjà largement suffisant voire trop. Toute la dernière partie du quinquennat se caractérise par la volonté systématique de se servir des allocations sociales comme facteur de stigmatisation (pauvres, immigrés ), d’une part ; de les réduire tous azimuts, d’autre part.

D’abord, l’action de l’équipe Sarkozy consiste à transformer les droits sociaux en outils répressifs. Par la loi du 28 septembre 2010, les parents, dont les enfants sont absents de l’école « sans motif légitime ni excuses valables » au moins quatre demi-journées sur un mois, seront sanctionnés par le Préfet, via la suspension des allocations familiales. On est loin de la promesse faite par le candidat Nicolas Sarkozy, en avril 2007 : « J’aiderai les familles à chacune des étapes de leur existence »…

Ensuite, Nicolas Sarkozy et ses ministres ont modifié les modes de calcul des allocations familiales et les allocations logement. Au titre du troisième plan de rigueur en cinq ans (novembre 2011), elles sont « à titre exceptionnel en 2012 » indexées sur la croissance du PIB, et non plus sur l’inflation. Cette mesure s’avère extrêmement dangereuse car elle ouvre la porte à une indexation identique pour le Smic, les retraites et l’ensemble des prestations sociales. À cela s’ajoute la volonté obstinée de l’équipe Sarkozy de conditionner l’accès même aux droits sociaux. Alors que le chômage atteint des sommets et que le taux d’inactivité des seniors reste élevé, il est envisagé de ne verser le revenu de solidarité active (RSA) qu’aux seuls salariés ayant travaillé un certain volume d’heures par semaine.

Voir Appel de Thorens-Glières, 14 mai 2011.

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notes/bilan/pages/pouvoir_d_achat/allocations.txt · Dernière modification: 2012/02/21 13:56 (modification externe)
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