Achat

Fondation Copernic

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Capacité d’acquérir des biens permise par un revenu que l’équipe Sarkozy devait améliorer. Engagement tenu pour les ménages les plus aisés, qui ont pu bénéficier du bouclier fiscal ou encore de l’allègement de l’impôt sur les grandes fortunes (ISF). Pour tous les autres, les impôts indirects, l’électricité, les loyers… sont les seules hausses connues à ce jour.

« Pendant la crise, même si personne ne le croit, les statistiques sont formelles : le pouvoir d’achat a progressé », osait déclarer Nicolas Sarkozy en septembre 2011. Le pouvoir d’achat par ménage baisse pourtant de 0,2 % en 2010 . En 2007, l’équipe Sarkozy avait fait de sa hausse un enjeu fort de la campagne. Cette ambition affichée lui a depuis permis de justifier la mise en place de nombreuses réformes antisociales n’ayant eu aucun impact positif sur le pouvoir d’achat des Français. La première d’entre elles, la loi Tepa du 21 août 2007, a permis la défiscalisation des heures supplémentaires. Cette mesure a coûté 1,2 milliard d’euros en 2010 et a eu un effet néfaste sur l’emploi – beaucoup d’entreprises privilégiant la multiplication des heures supplémentaires à l’embauche de nouveaux salariés. Symbole du slogan mensonger «travailler plus pour gagner plus», la défiscalisation des heures supplémentaires a limité la hausse des salaires, les employeurs ayant intérêt à abaisser le taux de salaire des heures normales et à déclarer fictivement des heures supplémentaires afin de bénéficier des avantages fiscaux . La mesure phare de la deuxième loi concernant le pouvoir d’achat (8 février 2008) rendait quant à elle possible le rachat des RTT, pour poursuivre le démantèlement des 35 heures. Elle a été sup- primée en 2010.

Par ailleurs, dans la continuité de ce simulacre de lutte pour le pouvoir d’achat, le gouvernement a un temps diminué la TVA dans la restauration à 5,5 %, une baisse qui n’a quasiment pas été répercutée sur les prix à la consommation.

Bref, depuis 2007, le gouvernement a multiplié les réformes favorables au patronat sans jamais aider réellement le pouvoir d’achat. Pire, les trois plans de rigueur (mai 2010, août 2011, novembre 2011) ont même directement tiré vers le bas le niveau de vie des classes modestes et populaires. Sur les 18 milliards d’euros d’économies à réaliser en 2011, douze reposent sur elles uniquement (baisse des allocations logement, hausses d’impôts indirects…).

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notes/bilan/pages/pouvoir_d_achat/achat.txt · Dernière modification: 2012/02/21 13:56 (modification externe)
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