Khadafi

Fondation Copernic

casse_coper_.jpg

 

Nom du dictateur assassiné, propriétaire des tentes installées en décembre 2007 dans les jardins de l’Hôtel Marigny, résidence des hôtes d’État.

La première rencontre de Nicolas Sarkozy avec Mouammar Kadhafi date de 2005. Alors ministre de l’Intérieur, il s’entre- tient avec le Raïs libyen afin d’établir en Lybie le premier barrage contre l’immigration sub-saharienne à destination de l’Europe. Il s’agit alors de la première visite d’un homme d’État français depuis la mise au ban du leader libyen pour terrorisme. Celui-ci cherche une respectabilité nouvelle, aidé par l’intérêt des européens pour les attraits économiques de la Jamahiriya arabe libyenne.

Le sort des infirmières bulgares, détenues et torturées sous l’accusation d’avoir inoculé le virus du sida à des enfants libyens, n’est pas abordé lors de cette entrevue. Il faudra attendre la campagne présidentielle de 2007, et alors que l’Union européen et le Conseil de l’Europe négocient, pour que Nicolas Sarkozy promette d’intervenir personnellement. C’est chose faite en juillet 2007, non sans que l’Europe s’interroge sur les négociations indépendantes de Cécilia Sarkozy. Le soutien bulgare et l’effervescence médiatique font rapidement taire les critiques et Nicolas Sarkozy s’adjuge triomphalement les lauriers de cette libération.

En contrepartie, Mouammar Kadhafi est accueilli à Paris en décembre 2007. Au malaise de l’opinion et de certains élus face aux déclarations de son invité, Nicolas Sarkozy répond : «Il a sa personnalité, son tempérament, ce n’est pas moi qui vais les juger. » La « diplomatie Airbus » de la France, soutenue par une presse dont les groupes ont des intérêts directs dans les négociations commerciales, scelle un rapprochement franco-libyen prometteur.

Cependant, dans le sillage des révolutions arabes, la Cyrénaïque s’insurge en 2011 contre le régime de Tripoli. L’équipe Sarkozy saisit cette opportunité politique et diplomatique en prenant la tête d’une coalition militaire en soutien aux rebelles. En septembre 2011, tandis que les combats font rage et que l’OTAN a logiquement pris la tête des opérations militaires, le syndicat des patrons, le Medef, organise une réunion d’information sur les nouveaux potentiels libyens et la « reconstruction » du pays.

Voir

Adhérer à la Fondation Copernic, pour quoi faire ?

L’indépendance de son analyse, dont dépend la force de la critique, est conditionnée par l’autonomie financière de la Fondation Copernic. Pour produire et diffuser une expertise en rupture avec la doxa néolibérale, monter et mener mobilisations et campagnes, et ainsi peser dans le débat public en rendant visibles et audibles des politiques alternatives, la Fondation Copernic, qui n’existe que par ses adhérents, a besoin de vous et de votre soutien.

 
 
 
notes/bilan/pages/politique_exterieure/khadafi.txt · Dernière modification: 2012/02/21 13:56 (modification externe)
Recent changes RSS feed Creative Commons License Valid XHTML 1.0 Valid CSS Driven by DokuWiki
Drupal Garland Theme for Dokuwiki