Femmes

Fondation Copernic

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Personnes qui auraient, selon Nicolas Sarkozy, « une vie qui ressemble aujourd’hui à celle des hommes ».

Alors qu’un viol a lieu toutes les cinq minutes, alors que l’égalité femmes-hommes est loin d’être atteinte, qu’elle progresse très lentement, stagne dans certains domaines, alors que des politiques volontaristes sont essentielles pour la faire progresser, l’équipe Sarkozy n’a pris aucune mesure dans ce domaine, si ce n’est, en janvier 2009, la tentative de réduire de 42 % ses subventions au Planning familial.

Créé en 1956, cette association accueille partout en France, chaque année, 450 000 personnes, femmes, et hommes. Elle fait un travail d’information (contraception, prévention…) et d’éducation populaire à l’égalité indispensable. Face à la menace de coupe budgétaire, le Mouvement français pour le planning familial lance alors sur internet une pétition de soutien. La réaction est immédiate : en un mois, 140 000 personnes signent. Devant l’ampleur de la mobilisation, l’équipe Sarkozy recule. Sur ce point là en tout cas car, pour le reste, toutes les politiques qu’elle décide sont synonymes de régression sociale, et ceci plus particulièrement pour les femmes.

En refusant de penser ses réformes à l’aune des inégalités de genre, le gouvernement, par les reculs sociaux qu’il impose à l’ensemble des salariés, fait aussi reculer l’égalité entre les sexes. C’est le cas avec la réforme des retraites. La prise en compte du congé maternité (trente-deux semaines en moyenne sur 2 081 semaines d’activité) ne réussit pas à inverser les conséquences réelles de ce texte. Le recul de l’âge légal et l’allongement de la durée de cotisations ont pour effet direct, comme pour les réformes précédentes, de creuser les écarts de pension entre les femmes et les hommes.

Même mécanisme avec la réforme de l’hôpital public : la diminution des crédits d’un service public déjà exsangue pousse les hôpitaux à faire des choix entre leurs services. Automatiquement, ce sont les moins « rentables » qui payent le prix fort. Parmi eux, les centres d’interruption volontaire de grossesse (IVG). Entre 2002 et 2011, près de cent centres IVG ont fermé sur le territoire, entraînant des difficultés réelles d’accès à l’avortement dans plusieurs régions.

Dans tous les domaines, là où la protection collective et l’investissement de l’État reculent, ce sont les droits des femmes qui trinquent. C’est le cas pour l’emploi – les emplois à temps partiel, trappe à précarité pour les femmes, repartent à la hausse ; pour la petite enfance – les promesses d’ouverture de 200 000 places supplémentaires resteront lettre morte ; ou encore en matière de violences faites aux femmes – la loi du 9 juillet 2010, et visant à compléter les dispositifs déjà existants mais insuffisants en matière de violence dans les familles, attend toujours les moyens de son application.

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notes/bilan/pages/libertes_publiques/femmes.txt · Dernière modification: 2012/02/21 13:56 (modification externe)
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