Edvige

Fondation Copernic

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Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale, dite Edvige. Acronyme de l’un des nombreux fichiers répertoriant la population y compris les enfants. En l’espace de cinq années de pouvoir de l’équipe Sarkozy, leur nombre a doublé (une soixantaine aujourd’hui), au nom de la sécurité et de la présomption de culpabilité.

Juillet 2008 : la nouvelle Direction centrale du renseigne- ment intérieur, regroupant la Direction de la surveillance du territoire (DST) et les Renseignements généraux, se voit confier la gestion de deux fichiers, Edvige et Cristina, couverts par le secret défense. Ils ont immédiatement fait l’unanimité contre eux. En cause ? Le mélange des finalités, les renseignements collectés, notamment ceux concernant la santé et les particularismes sexuels, le fichage a priori des enfants dès l’âge de 13 ans, l’absence de droit à l’oubli et de durée de conservation des données collectées.

Aussitôt, plusieurs associations et syndicats se rassemblent pour former le collectif Non à Edvige ! mobilisent, pétitionnent (250 000 signatures), déposent un recours contre l’arrêté au Conseil d’État. 1 250 associations participent au mouvement.

L’équipe Sarkozy finit par reculer, retire son projet, en apparence du moins. Car, un nouveau fichier Edivirsp (Exploitation documentaire et valorisation de l’information relative à la sécurité publique) le remplace, dans lequel les informations concernant la santé et les particularismes sexuels ont été supprimées, la modification des finalités et le droit à l’oubli pour les mineurs intégrés. Cet Edvige 2.0 cède, à son tour, la place à deux clones, un traitement de données relatif à la « prévention des atteintes à la sécurité publique » et un autre aux « enquêtes administratives liées à la sécurité publique ». Mais, la logique retenue est similaire, et la possibilité de ficher a priori les enfants de 13 ans demeure. L’existence de ces moyens de surveillance pose des questions fondamentales : quels usages peut-on en faire ? Jusqu’où peut-on aller au nom de la sécurité et de l’efficacité policière ? Que penser de la vente, par l’État, de ces fichiers à des entreprises privées (cf. le fichier des cartes grises) ?

Voir Fondation Copernic, Filmer, ficher, enfermer, vers une société de la surveillance ?, Syllepse, 2011

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notes/bilan/pages/libertes_publiques/edvige.txt · Dernière modification: 2012/02/21 13:56 (modification externe)
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