G (8 et 20)

Fondation Copernic

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Regroupements des principaux gouvernants du monde au service des banques et de la finance.

Janvier 2011, la présidence française du G8/G20, c’est-à-dire du club des pays les plus riches et des pays dits « émergents » devait être la grande œuvre de l’équipe Sarkozy. Lutte contre l’instabilité financière avec une « taxe sur les transactions financières », instauration d’« un socle de protection sociale universel », avec un rôle accru de l’Organisation internationale du travail (OIT) dans la gouvernance mondiale, réforme du système monétaire international, régulation du marché des matières premières et renforcement du financement de l’aide au développement, responsabilité sociale des entreprises multinationales… Autant d’objectifs proclamés pour les sommets du G8 à Deauville en mai 2011 et du G20 à Cannes en novembre : de quoi se frotter les yeux, l’aube d’un nouveau keynésianisme mondial ?

Ces effets d’annonce ont connu le même sort que, près de quatre ans plus tôt, les promesses sur le pouvoir d’achat et la défense de l’emploi industriel, dont le déclin a été multiplié par deux depuis 2007. Dans un contexte mondial de « guerre des monnaies », l’équipe Sarkozy a très vite donné des garanties aux États-Unis concernant le rôle prééminent du dollar et le maintien d’un système monétaire à taux de change flexibles. Sur l’encadrement des bonus, la disparition des paradis fiscaux, ou la réglementation bancaire, rien n’a été prévu pour aller plus loin que les mesures mises en place par les précédents G20, largement cosmétiques.

Ainsi, en trois ans, on a pu constater que les appels à la modération des bonus faramineux et de la rémunération des actionnaires des grandes banques n’ont été suivis d’aucun effet. Le 25 septembre 2008, quelques jours après la faillite de Lehman Brothers, Nicolas Sarkozy prononce un discours à Toulon, dans lequel il affirme sa volonté de contrôler davantage le système bancaire, premier en date d’une série d’avertissements, de rappels à l’ordre et d’adresses solennelles, réitérés jusqu’à aujourd’hui sans que soit prise aucune mesure concrète.

Au contraire, dans le contexte de crise de la dette publique dans la zone euro, les velléités de régulation de la finance n’ont pas fait long feu de la part d’un président surtout sou- cieux de donner des gages aux marchés et de sauver à tout prix la note AAA de la France, et pour qui le G20 de Cannes (novembre 2011) aura surtout été une tribune, du haut de laquelle il aura enjoint au peuple grec de faire encore davantage de sacrifices.

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notes/bilan/pages/institutions/g_8_et_20.txt · Dernière modification: 2012/02/21 13:56 (modification externe)
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