Epad

Fondation Copernic

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Établissement public d’aménagement de la Défense, dit EPAD. Initiales du premier quartier d’affaires européen, géré par l’équipe Sarkozy de manière népotique et insincère, bafouant libertés communales et urbanisme.

Oui, là, l’équipe Sarkozy a essayé, vraiment essayé, de confier une responsabilité importante à un jeune, de mettre le pied à l’étrier à cette génération sacrifiée. Un garçon de 23 ans, au bagage professionnel inexistant, aux études chaotiques, qu’on a voulu propulser à la tête de l’aménageur d’un des plus grands quartiers d’affaires d’Europe, au budget de 1 milliard d’euros : Jean Sarkozy. C’était en octobre 2009. Il s’est acharné mais, face à la polémique, a dû capituler. L’ex-futur président de l’EPAD a dû rendre les armes en direct, au 20 heures de France 2, le 22 octobre 2009. Le grand projet aura duré dix jours.

Finalement, la directrice sera Joëlle Ceccaldi-Raynaud, maire de Puteaux, députée des Hauts-de-Seine, suppléante de Nicolas Sarkozy pendant plusieurs années, accessoirement condamnée en 2006 pour diffamation (elle avait insinué que son opposant politique avait des penchants pédophiles), soupçonnée d’exil et de fraudes fiscales, depuis les révélations du Canard enchaîné…

Or, derrière le fait de népotisme caractérisé, se cache un autre scandale financier : les activités du promoteur Christian Pellerin, l’affaire dite de la tour BP, les connections avec le siège du Parti républicain. Au point que, devenu président du conseil général des Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian déclare qu’il lui faut « nettoyer les écuries d’Augias ». À l’appui, un rapport de la Cour des comptes et le sénateur centriste Arthuis pointent des « comptes non sincères ». La Défense se trouverait en grande difficulté financière. Son patrimoine de tours mal entretenues ne lui promettrait pas un avenir à la mesure d’un passé si juteux. Dès lors, il faut sécuriser le trésor de guerre. Comment faire ? Ne pas s’embarrasser de la démocratie, de la qualité de l’urbanisme, des élus et des libertés communales, étendre à 800 hectares le champ de compétence de l’établissement, en y adjoignant 46 % de la ville de Nanterre et une partie de Courbevoie (contre l’avis de la mairie UMP), La Garenne-Colombes et Puteaux. L’urbanisation sans retenue de ces nouveaux territoires était, et est toujours, supposée permettre de rentabiliser l’ensemble, et de financer les dépenses « annexes ».

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notes/bilan/pages/institutions/epad.txt · Dernière modification: 2012/02/21 13:56 (modification externe)
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