Afghanistan

Fondation Copernic

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Objet de la plus longue opération militaire extérieure de notre pays.

La France s’est immédiatement engagée aux côtés des États-Unis dans l’invasion de l’Afghanistan, en réponse aux attentats revendiqués par Al Qaïda, le 11 septembre 2001.

Après une guerre éclair spectaculaire menée par une coalition d’États, la guerre internationale contre le terrorisme est requalifiée en opération de pacification de l’Afghanistan, par des troupes étrangères et l’entremise d’un régime pro-occidental. Guerre pour les femmes, guerre pour la démocratie, guerre pour le développement, la présence de la France aux côtés de ses alliés en Afghanistan a été péniblement justifiée par un ensemble de valeurs morales, fréquemment rappelées par l’équipe Sarkozy.

Au sein de la coalition de la Force internationale d’assistance et de sécurité (FIAS), sous un mandat de l’ONU et de l’OTAN (opération «Liberté immuable»), la France a déployé environ 3 000 soldats en 2007. En 2010, les effectifs français ont considérablement augmenté, sous la pression des États-Unis, malgré les dénis de Nicolas Sarkozy, qui s’arrogeait la responsabilité de cette décision lors du sommet de Bucarest en 2009. En 2011, tan- dis qu’en dix ans la guerre en Afghanistan aura jeté le pays dans un chaos plus profond que jamais et causé des milliers de morts (plus de 20 000 Afghans tués selon les révélations de Wikileaks), Ben Laden est finalement localisé au Pakistan et tué par l’intervention de forces spéciales. L’Amérique a eu sa vengeance ; Nicolas Sarkozy peut confirmer le retrait des troupes françaises d’Afghanistan, après le décès de 78 soldats français (données en date de décembre 2011), dont un tiers pour la seule année 2011.

La médiatique réélection d’Hamid Karzaï, dont la plupart des observateurs soulignent la corruption et l’impéritie du régime, ne dissimule pas le fait que ce gouvernement fantoche ne contrôle que la région de Kaboul. Obligée de négocier avec les talibans et en l’absence de solution militaire, la coalition a de fait perdu la guerre. Le retrait des militaires internationaux, la résurgence des talibans et l’absence de femmes afghanes dans les négociations de paix annoncent le recul de la condition des femmes, qui s’est malgré tout améliorée dans le pays.

Les contribuables français vont payer jusqu’en 2014, date du retrait définitif, des coûts annuels estimés entre 450 et 520 millions d’euros auxquels s’ajoutent en 2011 les 430 millions d’euros de la campagne libyenne.

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notes/bilan/pages/institutions/afghanistan.txt · Dernière modification: 2012/02/21 13:56 (modification externe)
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